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Toulon commémore sa libération : 82 ans après, le devoir de mémoire demeure

Actualité
Publié le 31 août 2026

Ce vendredi 28 août 2026, la Ville de Toulon s'est figée dans le respect et la mémoire à l'occasion des cérémonies commémoratives du 82e anniversaire de sa libération. Rassemblés d'abord sur la place d’Armes puis devant le monument aux morts de la place Gabriel Péri, élus, autorités civiles et militaires, anciens combattants et citoyens ont rendu un hommage solennel aux combattants de l'opération Dragoon qui, en août 1944, brisèrent le joug de l'occupation nazie au terme de treize jours de combats acharnés.

La photo montre Josée Massi, maire de Toulon, entourée par deux enfants déposer une gerbe au monument aux morts de la place Gabriel Peri à l'occasion du 82e anniversaire de la libération de la ville.

Quatre-vingt-deux ans après les combats qui ont marqué l'été 1944, Toulon a une nouvelle fois retrouvé le chemin de la mémoire. Le vendredi 28 août, la Ville a commémoré sa libération lors d'une cérémonie protocolaire organisée autour de plusieurs lieux emblématiques du souvenir. Autorités civiles et militaires, représentants des associations patriotiques, porte-drapeaux et jeunes des classes de défense ont marqué plusieurs temps de recueillement. Un premier dépôt de gerbes a été effectué devant la plaque dédiée à Jean Moulin, figure majeure de la Résistance française. Le cortège s'est ensuite arrêté devant la plaque consacrée au maréchal de Lattre de Tassigny, commandant de l'armée française engagée dans la reconquête de la Provence. Le parcours mémoriel s'est achevé place Gabriel-Péri, devant le monument aux morts.
Là, Olympe Gaiga Tallent, Lise Maggiore et Morgan Foucher, trois adolescents, tous élèves dans des classes Défense de différents établissements toulonnais, ont lu le poème « Je vous salue ma France » écrit par Louis Aragon en 1943. Les vers du poète résistant ont résonné sur la place, rappelant à l'assistance le souffle d'espérance et le courage qui ont animé la France de l'ombre au plus fort de la tourmente. Ce texte a rappelé que la Résistance ne fut pas seulement une lutte armée, mais aussi un combat spirituel et culturel pour préserver la liberté et l'âme de la Nation.

De la commémoration à la transmission

Prenant la parole devant les personnalités civiles et militaires — parmi lesquelles le préfet du Var, le préfet maritime, ainsi que les parlementaires et conseillers régionaux et départementaux — Josée Massi, maire de Toulon a délivré un discours à la forte portée civique. Après avoir salué la mémoire des 350 000 soldats (dont 230 000 Français) du débarquement en Provence, l'armée du général de Lattre de Tassigny, les tirailleurs africains, les goumiers, les commandos et la Résistance intérieure, la première magistrate a rappelé le sens profond du devoir de mémoire : « commémorer pour commémorer, c’est finalement bien une simple case à cocher si chacun s’empresse d’oublier une fois la cérémonie achevée ». Pour l’édile, le souvenir ne doit pas s'éteindre avec la disparition des derniers témoins directs. Il doit se transformer en une transmission active face aux menaces contemporaines. Dénonçant la persistance de la haine, de l'intolérance et des discours de division démultipliés par les réseaux sociaux, Josée Massi a appelé à une vigilance citoyenne permanente : « notre devoir de mémoire doit se prolonger dans notre engagement à protéger les fondements de la République, car la démocratie n’est jamais acquise ».

La médaille de la sécurité intérieure remise à Josée Massi

Cette commémoration a également été marquée par la remise, par Simon Babre, préfet du Var, à Josée Massi la médaille de bronze de la Sécurité intérieure. Cette décoration vient récompenser l'engagement continu de la municipalité et de son maire en matière de protection des populations, de prévention des risques et d'accompagnement des forces de l'ordre au quotidien sur le territoire toulonnais.
La cérémonie protocolaire s'est achevée par le dépôt traditionnel de gerbes au monument aux morts, l'interprétation de la Marseillaise et le salut aux porte-drapeaux. Chaque 28 août, Toulon a rendez-vous avec son passé, une façon de rappeler aux générations actuelles que la liberté et la République sont des héritages qui se transmettent et se défendent. 82 ans après la libération, le souvenir des combattants de 1944 demeure ainsi au cœur de la capitale du Var.