Dimanche 4 octobre, quelque chose a changé sur le littoral toulonnais. Pas le bleu de la Méditerranée, ni les silhouettes des bateaux au large. Mais le bruit. Ou plutôt son absence. Sur le boulevard Cunéo et le littoral Frédéric-Mistral, les voitures ont disparu. À leur place, des vélos, des trottinettes, des familles, des promeneurs et des enfants qui peuvent s’aventurer sur une chaussée habituellement réservée aux véhicules. Entre les ronds-points du Polygone et de l’Appel du 18-Juin-1940, la route a changé de visage.
Les Toulonnais sont venus profiter d’un espace qui, le temps d’une journée, leur a appartenu différemment. De 9 heures à 17 heures, le premier Dimanche en roue libre a transformé une 1,5 kilomètre de bitume en un vaste espace de promenade et de loisirs. L’opération, organisée par la Ville de Toulon, avait un objectif affiché : permettre aux habitants de redécouvrir leur bord de mer loin du rythme habituel de la circulation automobile. La chaussée est devenue un terrain de jeu, jalonné par quatre villages thématiques : mobilité, santé, famille et sport.
Une parenthèse dans la ville
La particularité de cette journée ? Il n’était pas nécessaire de participer à une activité précise pour en profiter : simplement se balader à vélo, à trottinette, à roller, flâner, redécouvrir le littoral autrement.
Avec cette journée, l’équipe municipale emmenée par Josée Massi, maire de Toulon, a concrétisé un de ses engagements de campagne : rendre temporairement aux habitants un espace habituellement consacré à la circulation automobile.
Pendant huit heures, piétons et cyclistes ont occupé la chaussée. Pour cette première édition, Dimanche en roue libre a donc offert aux Toulonnais une expérience aussi simple qu’inhabituelle : marcher au milieu de la route, pédaler face à la mer, laisser les enfants courir loin du bruit des voitures.
À 17 heures, la circulation a repris ses droits. Mais pendant quelques heures, ce dimanche, les Toulonnais auront pu imaginer ce que donne une ville lorsque la route n’est plus seulement faite pour passer, mais aussi pour s’arrêter, flâner, jouer, courir…
Un succès populaire pour ce premier rendez-vous qui devrait en appeler d’autres.