Ce samedi 17 octobre, Toulon, comme d’autres villes en France, a été victime d’une minorité de délinquants en marge des 4000 manifestants qui ont déambulé dans le calme et le respect. Vitrines brisées, et produits dérobés... Plusieurs commerces du centre-ville portaient, ce mercredi 21 octobre les stigmates de cette journée. « Il s’agissait de groupes de casseurs particulièrement mobiles et organisés, a souligné Simon Babre, préfet du Var. C’était des spécialistes de la manifestation violente ». En compagnie de Josée Massi, maire de Toulon, il est allé à la rencontre des commerçants sinistrés pour mesurer l'étendue des dégâts, écouter leurs doléances mais aussi les rassurer quant au dispositif de sécurité qui sera déployé samedi prochain dans l’éventualité de nouvelles exactions.
Aides financières et dispositif de sécurité renforcé pour ce samedi
Pour éviter que ces scènes se reproduisent, le préfet du Var a donc annoncé un renforcement du dispositif de sécurité qui reposera à la fois sur des unités « statiques et mobiles, avec un pré positionnement sur des lieux où l’on sait que nous pourrons les arrêter. Et parce qu’il n’y a pas pire symbole qu’une ville morte, le match de rugby RCT – Pau sera maintenu et il serait souhaitable que les commerces restent ouverts ». Afin de les accompagner dans cette démarche, Josée Massi les a assurés du soutien de la Ville. Une enveloppe financière sera proposée au vote du conseil municipal le 23 octobre prochain. La première magistrate a aussi détaillé certaines mesures préventives : « Les transports en commun seront suspendus entre 9h le samedi et 6h le dimanche matin, les poubelles seront retirées et les terrasses réduites ».
Dans leur visite au chevet des commerçants meurtris, Josée Massi et Simon Babre étaient entourés par Jérôme Martin, directeur départemental de la sécurité publique (DDSP), Basile Gertis, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Var (CCIV) a annoncé la mise à disposition d'une cinquantaine d'agents de sécurité privés, pour assurer la protection directe des devantures et des commerces. Présente aussi, Virginie Pin, conseillère régionale, a confirmé le déclenchement d'aides d'urgence de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur sous deux formes : « une somme forfaitaire de 10 000 euros par commerce touchés et une aide globale de 5 millions d’euros ».
Entre aides financières, présence renforcée des forces de l’ordre et mesures préventives, les autorités entendent éviter que les débordements du 17 octobre ne se reproduisent et ont pour objectif de préserver l’activité économique.