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Jour de rentrée

Actualité
Publié le 02 septembre 2026

Écoliers, collégiens et lycéens toulonnais ont repris le chemin de leur établissement. Josée Massi, maire de la ville, a assisté à la rentrée en allant d’abord à la rencontre des élèves du groupe scolaire Brusquet, où des travaux de végétalisation et d’entretien ont lieu depuis 2025. Puis, en fin de matinée, la première magistrate s’est rendue au lycée des métiers Georges-Cisson, où la région Sud s’est engagée à construire un gymnase. Retour en images sur cette matinée riche en émotions…

La photo montre Josée Massi, maire de Toulon et Simon Babre, préfet du Var, dans la cour de récréation de l'école élémentaire Brusquet.

12 511 petits Toulonnais ont repris, le mardi 1er septembre, le chemin de l’école. Devant les 84 écoles municipales, il y avait de l’émotion dans l’air : celle de quitter ses parents, de découvrir un nouvel établissement. Il y avait de la joie aussi : celle de retrouver ses camarades après deux mois de séparation et de partager avec eux des souvenirs de vacances. L’école élémentaire du Brusquet n’a pas échappé à la règle. Accompagnés de leurs parents, les 160 élèves sont arrivés par petits groupes. Cartables neufs sur les épaules, ils attendent que le portail s’ouvre sur une nouvelle année scolaire. Pour les accueillir : Josée Massi. Entourée de quelques adjoints, dont Jean-Michel Permingeat en charge de la politique éducative, du préfet du Var Simon Babre et de Jean-Roger Ribaud, directeur académique des services de l’Éducation nationale (DASEN), la première magistrate a regardé d’un œil mi-attendri, mi-amusé les enfants s’emparer de leur cour de récréation végétalisée.

L’ombre rafraîchissante des mûriers-platanes

« Nous leur avons demandé de rêver leur cour de récréation. La réflexion a duré près d’un an », a souligné l’édile. Près de 3 000 m² ont été désimperméabilisés et transformés en différents espaces : calme et repos avec des transats en bois, jeux, classe dehors ou parcours d’équilibre. Entre ces nouveaux équipements, des massifs composés de différentes espèces fleuries ou non, odorantes ou aux fruits comestibles ont été plantés. « Dans certaines écoles, nous avions tenté de les protéger par des ganivelles ou des cordes. Aujourd’hui, nous ne posons plus aucune protection : les enfants respectent d’eux-mêmes les plantes », a poursuivi l’édile.
Dans cette cour de récréation qui jouxte l’autoroute, les mûriers-platanes ont été taillés de façon à permettre à leur frondaison généreuse de s’étendre. « Sous leur ombrage, nous avons relevé une température inférieure de 5 °C à celle générée par la voile d’ombrage, a expliqué Mickaël Rioualen, directeur de l’élémentaire. Quant aux feuilles mortes que nous évacuions jusqu’alors dans de grands sacs poubelle, elles sont désormais soufflées vers les massifs où elles se dégradent en un compost naturel. Une citerne qui récupère les eaux de pluie permet d’arroser le potager pédagogique. »

« La cour a changé la manière de vivre l’école »

Le fond de la cour a été transformé en un plateau dynamique avec un mur d’escalade, un terrain de handball, un autre de pétanque ou de Mölkky. Jusqu’à la rentrée 2025, petits et grands ne vivaient pas la récréation ensemble, séparés afin de mieux gérer ces temps de pause et d'éviter les conflits d’usage. Depuis le réaménagement et la création des différents îlots, les élèves sont réunis. « L’utilisation des jeux et des espaces s’est autorégulée. Les plus âgés tutorent les plus jeunes. Tout se fait dans la bienveillance. Il y a moins de bruit. La cour a changé la manière de vivre l’école et contribue à l’entrée dans l’apprentissage », a souligné le directeur.

Bientôt un gymnase flambant neuf pour Cisson

Cette matinée de rentrée s’est poursuivie au lycée des métiers Georges-Cisson. Spécialisé dans les filières de l’industrie, de la maintenance automobile et de la transition énergétique, l’établissement accueille, pour cette année scolaire 2026-2027, 710 élèves. Avec pour objectif de formation : un CAP, un bac pro ou un BTS… Josée Massi a accompagné François de Canson, vice-président de la région Sud, dans sa visite de l’établissement. Entre la remise des bleus de travail et la distribution de tablettes numériques, celui qui est aussi maire de La Londe-les-Maures a annoncé la construction du tant attendu gymnase : « Je crois qu’il existe trois grands chemins pour permettre à la jeunesse de s’élever : le travail, la culture et le sport. »
Implanté au pied du Faron sur une parcelle de 12 000 m², le bâtiment, réalisé en matériaux biosourcés, respectera la déclivité du terrain. Cela permettra d’installer une salle multisport, un dojo, un espace musculation et, sur l’un des pignons, une structure d’escalade. À l’extérieur, une piste d’athlétisme viendra compléter l’offre sportive. Coût de l’opération : 8,6 millions d’euros financés par la Région.
Entre innovation pédagogique, cadre apaisé et nouvelles infrastructures, les élèves toulonnais ont toutes les cartes en main pour réussir leur année scolaire.