Mayol. Un patronyme qui, dans le monde entier, évoque un temple de l’ovalie. Derrière ce nom de famille, qui a fait et fait frémir plus d’un joueur de rugby, se cache un prénom : Félix. Enfant de Toulon, Félix Mayol a hissé haut les couleurs de sa ville natale sans jamais l’oublier. Il y est né. Il y a vécu. Il y est mort. Il y repose pour l’éternité… Sa ville natale a souhaité lui rendre hommage en imaginant une exposition « différente », comme l’était l’homme. Elle est accrochée non pas sur les cimaises d’un musée mais sur les grilles du jardin Alexandre Ier. Proche des gens qu’il a divertis tout au long de sa carrière. « Nous avons voulu inscrire son histoire au cœur de ce lieu de passage et de partage cher aux Toulonnais, a souligné Josée Massi, maire de Toulon lors du vernissage, le 7 mai dernier. Exposer Félix Mayol en 2026, c’est aussi célébrer l’esprit toulonnais, fait de gouaille, de résilience et d’ouverture d’esprit et rappeler aux plus jeunes que leur ville est une terre de talents ».
Né le 18 novembre 1872 dans un petit appartement de la rue d’Isly au Pont-du-Las – une plaque souligne que le futur chanteur a mêlé ses premiers pleurs aux sons d’un orgue de barbarie – Félix Mayol est le fils d’un premier maître canonnier dans la Marine nationale et d’une modiste. Ses parents, chanteurs et comédiens amateurs, entraînent leur petit garçon sur les planches des théâtres locaux. C’est à 6 ans que le garçonnet fait ses débuts comme figurant dans un mélodrame. Orphelin à l’âge de 13 ans, il se retrouve placé chez un oncle qui ne veut rien entendre d’une carrière artistique. Faisant fi des injonctions de son tuteur, il se rend, à 18 ans, à Marseille pour passer une audition. Un échec cuisant ! Honteux, il poursuit sa route, écumant les bars du sud de la France… jusqu’à ce qu’il soit rattrapé par sa famille et le service militaire.